Regarder vers l’avenir

J’ai eu le plaisir de trouver un article dans les Dernières Nouvelles d’Alsace. Un bon résumé de la mission. Et puis franchement, quand on travaille tous les jours sur un projet et qu’il voit enfin le jour et touche le public… quel pied.

J’ai lu en fin d’article, par contre, que je suis un « Militant Ecologiste ». Pourquoi pas… Je n’ai jamais aimé les étiquettes. Je crois au bon sens et pense plutôt n’être qu’un type standard qui, il n’y a pas si longtemps, pilotait des vieux avions dont les moteurs crachaient l’équivalent des émissions CO2 de Pékin à chaque démarrage… Donc je plaide coupable, comme tout le monde. C’est la sclérose en plaques qui elle, m’a fait comprendre que tout était lié et que si l’on baisse les bras face à l’adversité, on est cuit à court terme, comme un ours polaire ou un glaçon dans le rosé.

C’est tellement beau, la vie, tellement évident, aussi précieux que fragile et ça, les enfants le savent d’instinct. Sans avoir besoin d’être étiquetés. Mais si il faut endosser la casquette, soit. Je veux bien être militant. Et si je dois prendre un parti, ce sera celui des enfants. D’ailleurs, grâce aux nouvelles technologies de réalité immersive, je peux tous les emmener avec moi pour cette aventure. Regarder vers l’avenir, avec eux.

Je ne suis pas « militant écologiste ». Juste un pilote qui voit des voyants passer au rouge un peu partout dans son cockpit. Et un voyant rouge, ça appelle une réaction rapide.

Fonte des glaces, disparition de la vie sauvage et de la biodiversité, incendies dantesques, tempêtes, inondations, réfugiés climatiques… Il y a des mesures à prendre, immédiates, cela ne tient pas d’un quelconque militantisme, mais de la plus  élémentaire humanité, du réflexe ancestral qui fait que tout notre être aspire à la vie, et non la mort. Peut-être est-il grand temps que les décisionnaires se disent que les enfants les regardent. Que si nous n’agissons pas, ils payeront plus encore le prix de notre lâcheté, ou de la cupidité de certains.

Alors voilà, je fais, comme beaucoup d’autres, ma petite part. Nous n’avons pas le temps d’être tièdes. Demain c’est tout de suite, et ça,

les Polar Kids le savent.

www.life-odyssey.org/polar-kid

Contagieux

Le monde est divisé par les handicaps, sociaux, physiques ou mentaux, mais les frontières se survolent, je vous l’assure. Donnez à un homme isolé ou en perte d’autonomie les moyens de se battre et il vous bâtira mille cités. Capable. Handi-capable. C’est ça, Life Odyssey. Alors je vais reprendre mon vol, avec vous tous. Opposer un mouvement collectif et solidaire à l’individualisme forcené. L’époque manque d’espoir. Nous allons, ensemble, lui en donner.

Tout le monde prend, un jour où l’autre, un coup dans la gueule. Plus ou moins violent. Mais il n’y a pas de hiérarchie dans les peines et les souffrances. C’est une histoire d’individu.

La biodiversité prend des coups. La planète prend des coups. Les droits de l’homme prennent des coups. L’humanité, à tous les sens du terme, prend des coups. A répétition. Avec constance. Mais il nous reste, si l’on y réfléchi bien, le libre arbitre et le sens du combat.

Je veux aller là-bas. Et je vais vous emmener. Là-haut, au-delà du cercle arctique, là où les bruits du monde se perdent dans les déserts glacés, là où la vie se mérite et où les luttes silencieuses se font sans fard ni parade. Vers ce monde protégé pendant des millénaires par sa nature sauvage. Vers ce dernier bout de paradis terrestre promis aux flammes de ce que l’on nomme encore civilisation. Voir la calotte glaciaire avant qu’elle ne s’effondre totalement et disparaisse, comme les neiges que l’on me disait éternelles du Kilimanjaro. Je les aies vu disparaitre en moins d’une génération.

Je veux voler vers un avenir incertain mais possible. Et lutter encore, du bout des ailes.

Un homme ne grandit vraiment qu’en suivant son astre, ne se forge qu’au feu de son étoile. Il en est de même pour l’humanité. Je veux voler, malgré les embuches dont le destin a parsemé ma route. Je veux voler, c’est ce que je fais de mieux, voler même si la maladie me l’interdit, voler encore, comme un oui à la vie, comme un non à l’absurde pollution des corps et des âmes. Voler encore, parce que tout m’y pousse. Je veux et je dois voler, parce que c’est ce que je suis et ce que je fais de mieux. Avec l’espoir que la combativité, contrairement à la sclérose en plaque, est contagieuse. Je vous attend.

L’avis du Baron Rouge

«?Battez-vous et pilotez jusqu’à la dernière goutte de sang et la dernière goutte d’essence,

jusqu’au dernier battement de votre coeur.?»

                                                     — Manfred Von Richtofen